Récit marathon des Grands Crus samedi 22 octobre 2005.
9ème Édition cette année.
Voilà je commence le récit de ce 3ème marathon (2ème pour celui-ci). La matinée passe assez vite, je digère le petit déjeuner de 6h00 qui était assez copieux, vu ce que je mange d'habitude. Je vérifie encore une fois mon sac, j'envois un dernier message sur blog et CLM, il est 11h00 ma moitié m'accompagne à Dijon. Arrivé à l'église Saint-Michel il reste encore une place, les coureurs j'agitent normal c'est le départ d'une belle course et la météo est bien bravounette avec nous du soleil un 15°, 16° un peu de vent. Le vent risque d'être un handicap, mais il va nous donner un peu de fraîcheur si la température augmente. Pas mal de déguisements encore cette année, j'ai pu remarquer cinq camarades " blues brothers ", " un super man ", une bande de " rasta mans ", et les plus courageux les huit vin kings et le drakkar qui va avec, s'il vous plait…
Midi, c'est parti les puces sont activées, nous sommes sur les pavés à trotter, je me trouve une place sympa sur la gauche, ma petite femme est là pour la photo. Je suis très souple sur les pattes, 4'39 au premier kil sous le pont de l'Arquebuse, je vais réduire un peu c'est vrai que le parcours est relativement plat jusqu'au 5è kilo, mais je sais ce qu'il m'attends après. Je suis avec 3 gars je discute tranquille, 2è 4'39 encore " Ralenti mon gars ! ", je m'écoute, quoi Pollux écoute Castor (Gémeaux) la force écoute l'harmonie. Ce qui m'amène au 5è en 23'50'', c'est très bien, de plus beaucoup de monde sur cette portion nous sommes passés devant le village marathon et les coureurs du 10 000 attendent notre passage pour s'élancer également sur leurs courses. Je suis moins tendu que l'année dernière, je remarque plus de choses, le parcours est identique mais je prête plus d'attention aux alentours, je suis super relâché, c'est vrai que cette course je l'attendais un peu quand même, en 2004 j'avais étais très éprouvé par ce premier 42 Km. Les petites grimpettes arrivent elles commence à nous titiller les gambettes, le vent m'oblige aussi à me protéger derrière un bipède volumineux, ça le gène pas et moi ça m'arrange alors j'en profite, je peux vous dire que c'est une masse il doit faire pas loin de deux fois mon poids, oui JE SAIS " mon petit poids ". J'arrive doucement mais sûrement à Gevrey-Chambertin au 10é en 48'27'', vous remarquerez que je suis très raisonnable, Hé si je vais plus vite je vais explosé aussi, ma montée à Chambolle-Musigny de 2004 je m'en rappelle encore. Tiens le mur… Non ! L'autre celui de la pause pipi, aux bords d'une jolie vigne. Les hectomètres j'ajoutent au compteur, c'est bizarre je pense au Vikings, j'espère que l'embarcation est resté amarré dans un port en amont, sinon " ils sont fous c'est Vin kings ". Doucement mais sûrement j'avance je parle avec quelques coureurs, j'entends un gars derrière qui me rejoins " Oh ! Ils vont nous faire aller jusqu'à Beaune ???... " J' suis mort de rire, et, je poursuit mon grand bonhomme de chemin qui me fais arriver au 25è (2h07'24''- 2h18'04''en 2004-) un virage qui annonce le retour vers Marsannay-La-Côte.
Clos Vougeot, mon fils et mon épouse en reporter de l'épreuve, filment et photographient les marathoniens qui sont assez heureux de rentrer. Je croise quelques connaissances, un petit coucou amical, des encouragements de chaque côté, c'est une fête même si nous avons les traits tirés… 28è au 30è kilomètres Vougeot, Chambolle-Musigny la côte qui tue je suis en bas en 2h26'41 je me retrouve au 30kil en 2h43'39 je vous assure ce n'est pas très pentu, pentu mais ça grimpe, j'y comprends rien et je suis pas le seul croyez moi. J'arrive au sommet ça descends un peu, ensuite c'est reparti pour un effort sur 300 m, après je sais que c'est relativement plat jusqu'à l'arrivée, j'en ai gardé sous mes mizuno, super ça va le faire comme je le souhaitai, et bien pas du tout entre le 32 et 33 après Morey-St-Denis, une douleur assez vive au mollet droit m'inquiète ??? J'avance plus lentement, rien de spécial à signaler c'est bon, j'aperçois Gevrey-Chambertin. 33è Km cela fait 3h06'06 que j'affronte, vent, quelques gouttes, ces maudites bosses, je m'approche du village, ça me tiraille aux deux mollets, je trouve une murette et je m'étire un peu, impec qu'est-ce que c'est une poignée de seconde a s'étirer. Je redémarre soulagé, encore un peu plus de 8000 m à franchir pour passer sous la flamme et retrouver une partie de ma petite famille. Bien non ! Arrêt sur image, je suis debout immobile, j'ai deux poutre en bois qui font office de jambes et ce qui me fais peur, c'est que mon pied droit a pris une drôle de position sur la tranche extérieur et que je ne peux pas le bouger, il est inerte le bougre, " là c'est pas normale Éric ! ". J'ai mal, quoi je me reprends J'AI TRÈS MAL. Je décide donc de me coucher de tout mon long sur le macadam encore humide d'une averse précédente, mon premier réflexe, ma première pensée, ma femme qui va attendre -because je ne pense pas repartir- je n'ai pas de téléphone pour prévenir Aïe ! Quelques coureurs passent à côté de moi, un gars s'arrête : - " ça va ? - Non (je peux dire que ça, il essaye de me tendre la jambe droite ou détendre je sais plus, enfin c'est inefficace) merci, continu ton chemin, courage ". Je me retrouve toujours " *espatarré " et là très triste comme moi je pense, le gros cumulus au dessus de ma tête est parti en gros sanglots, maintenant je prends l'eau, la totale…
Après quelques minutes je stoppe un véhicule d'assistance qui me dépose au centre de Gevrey, puis la protection civile me redépose à l'arrivée à Marsannay où je retrouve les miens. Après un bon massage d'une demi heure de l'infirmière, je retrouve un peu plus de sensations aux guiboles, je bois un café pour me réchauffer, ça va mieux je le vois, ma femme retrouve le sourire. Le constat de cette fin de course, les crampes ça fait BOBO. Crampes : manque de magnésium ? Le stress de c'est dernier jours, si j'analyse ma quinzaine assez riches en événements particuliers. Je ne connais pas exactement la cause de tout cela, mais c'est une expérience par mis tant d'autre. Il me reste la SaintéLyon pour boucler l'année 2005 en beauté j'espère. Un grand merci, à l'organisation, aux supporters et au staff médical. Peut être à 2006 pour la 10ème édition, si le projet de la Tunisie avec des CLM's tombe à l'eau, NON plus d'eau, merci.
* allonger - patois occitan -
Les vin Kings